JEUDI 8 NOVEMBRE : SOIRÉE INTERDITE AUX HOMMES

JEUDI 8 NOVEMBRE : SOIRÉE INTERDITE AUX HOMMES

Prix régulier €20.00 Solde

Les femmes et le vin, les femmes du vin

On a beaucoup glosé ces dernières années sur la montée en puissance de vigneronnes, et surtout, dit beaucoup de bêtises sur les femmes et le vin, de ce goût prétendument féminin, des vins blancs, des vins rosés, des vins sucrés, des vins féminins…Je voudrais profiter de cette soirée pour tordre le cou une bonne fois pour toutes à quelques idées fausses (très) agaçantes.

Femmes je vous aime...vigneronnes ! Au fil des siècles la viticulture s’est enrichie de l’œuvre de femmes – au caractère sacrément trempé, d’ailleurs – telles Françoise-Joséphine de Sauvage (Château d’Yquem), Lily Bollinger (Champagne Bollinger) ou même la Veuve Clicquot…Mais ces exemples furent fort rares pendant très longtemps. La montée en puissance des femmes dans le monde du vin est un fait sociologique contemporain, il date d'une trentaine d'années tout au plus. 

Si quantité de femmes du vin n'osent encore aller chercher des postes de pouvoir le couteau entre les dents - le monde du vin est encore terriblement macho et il faut avoir ce courage - , elles honorent de plus en plus de leur présence les promos d’œnologie. Au point que la parité sera de mise d'ici peu.

Mieux encore, en France, l'élite du vin se conjugue aussi au féminin (petit détail en passant : de nombreuses vigneronnes ont fait progresser - plus que les hommes, c'est incontestable - la bio et la biodynamie).

Impossible de ne pas citer ces vigneronnes d'exception, célèbres ou moins connues, dont je jette spontanément les noms sur l'écran :

 

Marie-Thérèse Chappaz (Fully, Valais suisse). Tout un symbole, voire "le" symbole, au même titre qu'Aubert de Villaine l'est à la Romanée-Conti).

Catherine Faller (Domaine Weinbach, Alsace) sans jamais oublier ni Colette ni Laurence Faller. Des vins de lumière, de cristal, tout simplement. Une expérience à faire au moins une fois dans sa vie.

Bérénice Lurton (Château Climens, Barsac-Sauternes, Bordelais). Une rigueur sans faille et des intuitions carrément géniales.

Anne Gros (Vosne-Romanée, Bourgogne). Méticuleuse, obstinée, au même titre que Cecile Tremblay (Morey Saint-Denis).

Clotilde Davenne (Prehy, à Chablis, Bourgogne). Œnologue, maître de chai d'une maison illustre - Jean-Marc Brocard - avant de se lancer avec un véritable talent.

Athenais de Beru (Chablis, Bourgogne), et ses blancs irrésistibles, sans jamais céder au respect de leur origine.

Nadine Gublin (œnologue du Domaine Jacques Prieur, à Meursault, Bourgogne). Une femme tout simplement révolutionnaire.

Sylvie Esmonin (Gevrey-Chambertin, Bourgogne). Elle m'a offert des souvenirs de pinots noirs pénétrants et caressants, touchant parfois au sublime.

Lalou Bize-Leroy (Domaine Leroy et d'Auvenay, Bourgogne). Elle a tout simplement repoussé les frontières du possible par ses intuitions géniales, ses choix draconiens. Ses vins touchent parfois les étoiles.

Anne-Claude Leflaive (Domaine Leflaive, Bourgogne). Encore une femme révolutionnaire, son oeuvre (pour le coup, que je conjugue au féminin et au masculin) est gravé(e) pour l'éternité dans la grande Histoire du vin.

Catherine Papon-Nouvel (Clos Saint-Julien, Saint-Emilion, Bordelais). De la discrétion, beaucoup (trop) de modestie, et un savoir-faire absolument unique.

Marlène Soria (Domaine Peyre-rose, Languedoc). Une femme et des vins de funambule.

Christine Vernay (Domaine Vernay, Condrieu, Rhône nord). Fille d'un vigneron légendaire, Christine a encore agrandi son oeuvre, et porté au plus haut les couleurs des vignobles de Condrieu et de Côte Rôtie.

Véronique Cochran (Château Falfas, Côtes de Bourg, Bordelais). Un tempérament qui sait faire avancer sans brusquer. Des vins évidents.

Hélène Thibon (Mas de Libian, Ardèche). 

Elisabeth Quilichini (Castellu di Barrici, Corse).

Laure Gasparotto (Domaine Les Gentillières, Languedoc les terrasses du Larzac). Journaliste, Laure a démarré son petit vignoble avec un talent fou, pour donner naissance à des vins d'une finesse étonnante.

Audrey Brachini (Domaine J.A. Ferret, Pouilly-Fuissé, Bourgogne). Un talent et un dynamisme hors normes habitent cette jeune oenologue. En une poignée de millésimes, ses blancs sont parvenus au sommet.

 

Au cours, de cette soirée - qui n'est pas interdite aux hommes en réalité : je ne vais tout de même pas tomber dans les mêmes travers que je prétends dénoncer ! - je reviendrai sur toutes ces questions en toute décontraction, en ouvrant d'autres interrogations : le cerveau féminin déguste-il différemment de celui d'un homme ? Pourquoi certains experts affirment-ils que les femmes sont plus douées que les hommes en dégustation ? 

La soirée sera, bien sûr, jalonnée de plusieurs vins d'anthologie que nous dégusterons tout en grignotant de bonnes choses.

Avec la participation attendue de plusieurs des vigneronne précitées, ainsi que Catherine Bernard (journaliste devenue vigneronne - fort talentueuse - en Languedoc et chroniqueuse de sa reconversion dans son formidable ouvrage "Dans les vignes", paru au Rouergue en 2011), Ophélie Neiman, Bernadette Vizioz (attachée de presse émérite), et Laurie Matheson (expert en vins chez Artcurial).

Le nombre des place étant volontairement limité, ne tardez pas à finaliser votre participation en ligne.

Ou? Chez Divins, 25 rue Herold 75001 Paris

Quand ? Le jeudi 8 novembre à 20 heures tapantes. Je tâcherai de relâcher les participant(e)s vers 20h30.